06.05.2010
Déménagement
Je crois que je vais suivre la mouvance et m'en aller raconter ma vie ailleurs. En vrai, je suis jalouse de l'url du branleur. Comprendra qui pourra :-)
A très vite à cette adresse:
http://lespetitspoisaussiontunsexe.wordpress.com
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02.05.2010
Déculottées matinales
- Est-ce que le Gingko Biloba c'est le plus vieux des arbres ?
hein ?
J'ouvre un oeil. Il est 6h42. Un marmot hirsute tape avec une épée lumineuse sur ma couette. C'est Paul-Edouard, le fils aîné de ma soeur Imogène. Il est là à se triturer le nez en secouant son épée dans l'attente d'une réponse. Je remonte le drap. Je n'ai aucune envie de donner un cours de botanique et d'anatomie à mon neveu à cette heure. En même temps, je ne sais pas si le Gingko Biloba est vraiment le plus vieux des arbres. De où d'abord ? Du parc du château ? Ou de la terre entière ?
J'en sais rien.
Pourquoi l'humanité prend un plaisir insidieux à me réveiller à n'importe quelle heure pour me poser des questions bizarres ? Que vous ai-je fait, Seigneur, pour mériter ainsi votre courroux ? Est-ce parce que je fais croire à mon père depuis plus de vingt ans que mes abonnements onéreux au Club des Princesses Pétards sont des frais dentaires* ? Parce que j'ai couché avec l'ancien professeur d'art végétal de la reine mère ? parce que j'ai refusé, au péril de notre royaume, d'épouser un nabot ? Parce que j'ai laissé mon frère Edgar se faire punir à ma place le jour où j'ai embouti la Rolls du paternel ?
Je veux dormir.
Quand j'étais ado, on a engagé une gouvernante névrosée qui, 2 ans durant, passait à 5h du mat les jours d'école pour me demander ce que je prendrais au petit-déjeuner... sachant que je ne me levais pas avant 6h30. Ma mère aussi venait régulièrement me réveiller pour me poser des questions étranges.
- Ma chérie, réveille-toi ! Il faut que je te demande quelque chose.
- Quoi ?
- On est en Ve ou VIe republique, ma chérie ?
- Heiiiiiin ?
Mon frère Edgar venait aussi me voir au début de son adolescence - souvent au milieu de la nuit - pour me demander s'il était normal qu'il ressente constamment le besoin de se branler. Je manquais tant de sommeil que j'ai fini par lui prendre un abonnement à Playboy en faisant croire cette fois à notre père que cette somme aidait à la construction d'un puits en Namibie. Ce jour-là, mon père fut extrèmement fier de nous et mon frère cessa de m'importuner avec ses questions sur les hormones. Il s'enferma dans sa chambre et s'épencha sur son magazine.
Plus tars, après avoir quitté le château familial, j'ai eu une voisine russe nymphomane qui me réveillait régulièrement vers 2 ou 3h du matin, en rentrant de boite, jouissant bruyamment devant la porte ou me posant des questions extraordinairement pratiques à des heures aussi indues.
- Dis, euh... tu sais, euh... où je peux acheter un tube néon ?
- A 3H du mat ?
- Ouais. Je vois rien... J'aime pas.
Sans, bien sûr, oublier tous mes amoureux d'un soir qui ne retrouvaient ni leur caleçon ni leur pantalon au saut du lit. Si d'aventure, au petit matin, vous croisez un dandy urbain, les fesses à l'air sous une veste de smocking, il y a des chances pour qu'il sorte de chez moi. Libre à vous de le rhabiller ou le redévétir. Je vous le laisse volontiers car, moi, le matin...
... je dors.
Et oui, le Gingko Biloba est bien le plus vieil arbre du monde !
* Il n'y a pas que les têtes qui sont couronnées dans la famille royale de Pois.
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| Tags : gingko biloba, paul-edouard, le club des princesses pétards, edgar, playboy |
30.04.2010
L'affaire du nabot et du gigolo
Il n'est pas toujours facile d'être une princesse.
Parfois, on est amenée à faire des choix très durs.
L'été dernier, la reine Béatrix Vilaineminette (van Orange-Nabot, pour les intimes) a envoyé un mail à mon père, le roi des Pois, lui laissant entendre qu'il serait de bon ton de rapprocher nos deux familles par quelques mariages princiers. Les petits-enfants de Béatrix étant fort jeunes, mon père lui a rétorqué poliment qu'ils auraient bien le temps d'ici quelques décennies de s'occuper de la question. Mais la Béatrix Vilaineminette a insisté et mon père nous a tous convoqués dans son bureau, de peur d'un incident diplomatique. Quand je dis tous, je veux dire: Imogène et Rose, mes deux grandes soeurs, ainsi que moi, Angèle de Pois, mon jeune frère Edgar et mon horripilante petite soeur Pétunia. Il nous a expliqué rapidement la situation, nous montrant au passage le profil facebook des mini Orange-Nabot. Il n'y avait que des filles et un seul garçon. imogène, étant déjà mariée, retourna à ses appartements. Rose aussi car elle ne souhaitait point rompre ses fiançailles avec son artiste peintre. Edgar, lui, menaça de s'engager dans la Légion Etrangère si on le forçait à se fiancer avec une des petites-filles de Béatrix. Pétunia se jeta à terre en criant qu'elle allait s'essayer aux drogues dures. Il ne restait donc plus que moi, Angèle de Pois, unique fille célibataire et pas tarée de la famille royale de Pois, obligée de se promettre à un nabot pour sauver nos deux royaumes d'un facheux incident diplomatique.
Et j'ai dit non.
J'ai dit non malgré les menaces de mon père et les supplications de ma mère, j'ai dit non malgré la colère de la reine Béatrix Vilaineminette, j'ai dit non malgré la guerre de cent jours qui s'est engagée entre les armées de nos deux royaumes.
J'ai dit non, non et non.
Et là, couchée dans l'herbe du jardin, au milieu des magazines féminins internationaux que m'envoie une fois par trimestre le club des princesses pétards, je découvre Linda, un magazine féminin pas piqué des vers qui sort tout droit du pays des nabots. On y parle de sexe, de couple, de vie, de mode... mais surtout... pour tout abonnement on a droit à deux heures avec un gigolo !
Soit un cadeau de bienvenue d'une valeur de 450€... avec un gigolo choisi par nos soins pendant une heure ou deux.
Cette offre n'est valable qu'en Hollande pour un abonnement d'un an. En cas de rupture de stock, on reçoit un cadeau équivalent...
La vie au pays des Orange-Nabot me semble soudain bien plus excitante.
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| Tags : linda, magazine, gigolo, la reine béatrix vilaineminette, les princes orange-nabot, le roi des pois, imogène, rose, edgar, angèle de pois, pétunia |
29.04.2010
François
Hier, pendant que j'admirais Jeff Goldblum qui étuvait avec brio les esprits criminels les plus retors de New-York, j'ai reçu un coup de téléphone de François. Je n'ai pas décroché tout de suite, j'ai attendu les pubs pour le rappeler. François est un peu la raison qui m'a fait ouvrir ce blog. François et un cheveu blanc mais on y reviendra quand j'aurai digéré ce dernier point, si vous le voulez bien.
François n'est pas un petit pois, c'est un gros poids sur ma conscience. J'aimerais lui dire que... mais je n'y arrive pas. Alors j'ai juste dit que j'avais besoin de temps pour réfléchir à ce que je voulais vraiment. En langage codé, ça veut bien dire ce que ça veut dire mais François n'a pas de décodeur. Objectivement et physiquement, François ne m'a jamais beaucoup plu. Ce qui n'empêche que nous sommes ensemble depuis quelques mois. Plus ou moins ensemble. Même s'il ne m'a jamais fait battre le coeur à tout rompre, j'ai quand même réussi par un soir de pleine lune à lui trouver du chien. Un air de lévrier. De lévrier normand (par son père mais toulousain par sa mère, pour être précis). Et j'ai accepté son baiser. Aujourd'hui, tout mon être ne demande qu'à rompre mais je n'y arrive pas aussi brutalement.
Sur Wikipédia, on apprend des lévriers que ce sont d'excellents chiens de compagnie, très attachés aux personnes avec lesquelles ils vivent mais qui restent distants envers les étrangers. C'est tout François, ça. Non pas que je le prenne pour un chien. Il a la truffe moins humide. Mais il a quand même un comportement étrangement proche du lévrier. Au lit, par exemple, il pratique régulièrement le galop volant propre au lévrier. Après s'être emballé, il s'élance élégamment dans les airs... et ... et... et moi, je peux toujours trouver un autre os à ronger.
Les lévriers peuvent aussi être très sensibles aux brusques variations de températures, qu'ils disent sur Wiki. S'agissant de races à poils ras, on conseille le port d'un manteau en hiver, pour éviter les coups de froid. Ca aussi, c'est tout François. Dès que la température chute d'un degré, il remet une couche de vêtements. Au lit, comme il trouve que j'ai les pieds trop froids, il porte souvent des chaussettes.
A part ça, François est un gars extra, un gars qu'on présenterait facilement à maman pour qu'elle arrête de croire qu'on pêche nos hommes aux portes des prisons. Doux, intelligent, attentif, il a de nombreuses qualités mais je ne supporte plus de l'entendre parler des vacances qu'il veut que nous passions ensemble chez sa maman.
Sur Wiki, ils nous disent aussi qu'il est préférable de ne pas laisser un lévrier seul plus de 6 heures car il supporte mal les longues absences. François, je l'ai laissé il y a 2 jours et je ne compte pas rentrer d'ici lundi. J'espère qu'il n'aura pas mangé mes chaussons entre temps...
10:23 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : françois, le lévrier |
28.04.2010
La princesse et la mouche
Les couloirs du château sont déserts. Le personnel a investi le grand salon et s'étripe en ce moment sur fond de Nouvelle Star. Luce semble déchaîner toutes les passions. Certes, on n'avait point vue de femme à moustache avec autant de panache depuis George Sand mais je préfère l'ambiance des postes de police new-yorkais ce soir. Surtout s'ils abritent un certain Jeff Goldblum, la terreur de mon enfance, mon héros du Jurassique.
Je me suis préparée une tasse de Lady Grey avec quelques gâteaux plein de graisses hydrogénées. J'ai éteint la lumière et me suis attablée à la cuisine pour suivre les trois épisodes de New York section criminelle que TF1 diffuse ce soir face à la Nouvelle star. Lisbeth Salender s'est pointée, des fois que Jeff se transformerait encore en mouche. Lisbeth Salender, c'est mon araignée. Ma faucheuse. Ma glandeuse. L'hiver, elle me fait des massages anti-cellulite comme personne, l'été, elle me débarasse des mouches avec une efficacité macabre fascinante. Ce n'est pas un type comme Jeff qui lui ferait peur.
Moi, par contre, je ne peux pas en dire autant. Il a pourri l'année de mes onze ans avec ses expériences scientifiques à la noix. Vous vous souvenez de la tronche qu'il avait lors de sa mutation ? J'en avais des suées la nuit. Je le rêvais se penchant sur moi avec ses gros yeux à facettes. Je me voyais me liquifier dans de l'urée et me faire aspirer la cervelle par sa trompe transgénique digne en taille des plus étranges specimens de tentacules de monstres hentaï.
Ce mec a carrément bouffé ma pré-adolescence, vous imaginez ?
Pourtant, ce soir, je suis là à le mater avec Lisbeth sur TF1 tandis qu'il joue les fins limiers pour le compte de la section criminelle new-yorkaise et je me dis que du haut de ses 58 ans, il est follement appétissant !
Je ne sais pas si je suis atteinte du syndrome de Stockholm mais j'écosserais bien Jeff Goldblum ce soir pendant que le majordome hurle du salon qu'il faut jeter Annabelle. Elle a si mal chanté ?
23:17 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : jeff goldblum, luce, nouvelle star, le majordome, lisbeth salender, la mouche, new-york section criminelle, syndrôme de stockholm, lady grey |
Les petits pois aussi ont un sexe

J'ai failli appeler ce journal "les petits pois aussi ont un sexe" mais hautetfort m'a dit que certains mots contenus dans le titre étaient interdits. je ne sais trop si c'est "petits" ou "pois". J'ai ensuite opté pour "La vie sexuelle des petits pois" et ça a été accepté. A mon avis, le mot interdit, c'était "aussi".
Un bien vilain mot que "aussi", vous ne trouvez pas ?
15:54 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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